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Cette année de pandémie marque une période de transition pour plusieurs, c’est pourquoi le CQMF et son programme de mentorat s’adaptent aux nombreux besoins émergents. Soyez mentoré-e ou mentor-e, selon la nouvelle formule qui conviendra le mieux à vos attentes.

NOUVEAUTÉS 2020

Expérimentez le mentorat web (JUMO) dans une zone virtuelle réservée pour vous!
Vous êtes au doctorat, en résidence ou médecin en exercice, le CQMF met à votre disposition une application de mentorat pour vous soutenir dans votre cheminement personnel et professionnel. Futurs mentorés-ées et mentors-res inscrivez-vous!

5 ANS DÉJÀ

Cumulez 40 crédits de formation continue grâce au programme de mentorat (PdM) du CQMF!

Cette année, les inscriptions pour la 5e cohorte s’ouvrent à tous nos médecins de famille, peu importe le nombre d’années de pratique. Fort de l’expérience acquise depuis sa lancée il y a 4 ans, le PdM vous offre un soutien structuré, mentoré-e et mentor-e, pour votre développement personnel et professionnel.

CHOISISSEZ votre mode d’accompagnement. Les places sont limitées!

Je choisis!

Votre CQMF, votre mentorat sur mesure!
***

Mentorat informel (JUMO) : c’est la possibilité de faire partie du réseau virtuel privé de mentorat du CQMF. Vous engagez des échanges avec des mentors de votre choix, les sujets discutés et la durée de votre engagement sont à votre discrétion. Le tout est facilement accessible via une application téléchargeable sur votre téléphone intelligent.

Mentorat formel (PdM) : c’est la possibilité de vous inscrire à la 5e cohorte de dyades du CQMF, de bénéficier de l’accompagnement d’une mentore ou d’un mentor de votre choix pendant 12 mois et de recevoir jusqu’à 40 crédits Mainpro+.

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Voici les réponses à quelques questions que nous avons reçues concernant le nouveau Règlement sur la formation continue obligatoire des médecins du CMQ.

Procédures en raison de la crise covid-19

Pour plus d’informations et suivre l’actualité sur la crise sanitaire covid-19, visitez la page d’ACTUALITÉS DU CMQ.

Où devrais-je inscrire mes crédits de développement professionnel continu (DPC)?

Pour les membres du CMFC, veuillez continuer à inscrire vos crédits de DPC dans votre portfolio Mainpro+ MD.

Le transfert de données en temps réel entre la plateforme Mainpro+ et celle du CMQ est disponible.  La date butoir pour le transfert des activités suivies entre janvier et décembre est le 31 mars 2020. Lorsque vous ouvrez une session dans le portail du CMQ, on vous demandera de sélectionner un organisme externe à partir duquel les données liées au DPC seront transférées. Cliquez pour confirmer et continuer dans la case du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) pour autoriser le CMFC à transférer vos données sur la formation continue telles qu’elles sont inscrites dans Mainpro+.

Par la suite à chaque fois que vous accèderez à la plateforme du CMQ, votre dossier sera mis à jour avec les activités inscrites depuis votre dernier accès.

Pourquoi me demande-t-on d’ajouter mon Numéro d’identification médicale du Canada (NIMC) dans mon profil de membre? 

Le NIMC sert d’identifiant unique permettant de vous identifier dans les deux plateformes, CMFC et CMQ, assurant un transfert de vos données d’une plateforme à l’autre. Assurez-vous que tous les renseignements dans votre profil de membre du CMFC sont inscrits et exacts. Vous pouvez ajouter votre NIMC à votre dossier du CMFC en écrivant au Centre de services aux membres (adhesion@cfpc.ca). Consultez le site Web du CMQ pour de plus amples renseignements sur le NIMC. 

Les activités inscrites dans Mainpro+ sont en crédits et le Règlement exige des heures, que dois-je faire?

Les « crédits » Mainpro+ seront convertis « en heures » lors du transfert selon les exigences du CMQ. Pour les programmes donnant droit à deux ou à trois crédits par heure, puisque le CMQ ne reconnait pas la plus value de ces activités, ces activités seront transférées en heures de formation (divisé par deux ou par trois).

Pourquoi le nombre transféré ne correspond pas au nombre de crédits inscrits dans Mainpro+?

Prenez note que le CMQ ne reconnait pas la plus value des activités certifiées Mainpro+ à 2 et 3 crédits par heure, ces activités seront donc transférées en heures de formation (divisées par deux ou par trois).

Puisque le Règlement est entré en vigueur le 1er janvier 2019, seules les activités inscrites à compter de cette date sont transférées.

Est-ce que mes activités cumulées lors de ma résidence seront transférés?

Le CMQ ne reconnait pas les activités cumulées lors de la résidence, ce report inscrit à votre dossier Mainpro+ ne sera donc pas transféré.

Qu’est-ce qui arrive avec mes activités inscrites dans le PadPC de la FMOQ?

Vous devez enregistrer toutes vos activités de DPC au même endroit puisqu’un seul choix de transfert vous est offert.  Vous devez donc enregistrer les activités inscrites sur votre relevé PadPC dans la catégorie appropriée de votre portfolio Mainpro+ soit en tant « apprentissage en groupe », « autoapprentissage » ou « évaluation ».  Dans chacune de ces catégories, vous retrouverez dans le menu déroulant le choix « Crédits de Catégorie 1 du Québec » qui représente les activités certifiées par les autres organismes accréditeurs du Québec, dont la FMOQ.

Qu’est-ce que cette nouvelle exigence d’activités d’évaluation de l’exercice de la profession?

Le CMQ exige que vous complétiez dix heures d’évaluation de l’exercice de la profession par cycle de cinq ans. Il est important de noter que la période de référence (cycle) du CMQ s’étend de janvier 2019 à décembre 2023. Il n’y a pas d’exigence relative à l’évaluation de l’exercice pour 2019 — vous aurez jusqu’à décembre 2023 pour obtenir et inscrire ces heures.

Plusieurs activités d’évaluation de l’exercice s’offrent déjà à vous.  Chacune des organisations accréditeurs du Québec travaille à développer de plus amples opportunités vous permettant de rencontrer cette nouvelle exigence au cours des prochaines années, sans soucis.

Nous vous rappelons que l’exigence est de 10 heures sur 5 ans.

Quelles activités puis-je suivre pour accumuler les dix heures d’évaluation de l’exercice requises? 

Voici quelques options :

1.       À partir des Activités à venir du CMFC, faites une recherche pour Évaluation :  

a)       Sous Province, sélectionnez QC (veuillez noter que les activités d’évaluation sont offertes au niveau provincial et au niveau national).

b)      Sous Catégorie, sélectionnez Évaluation

2.       À partir de la plateforme Mainpro+, vous pouvez voir les différents types d’activités d’évaluation certifiées en suivant les étapes suivantes :

a)       Cliquez sur AJOUTER UNE ACTIVITÉ DE DPC

b)      Sous Catégorie, sélectionnez Évaluation

c)       Sous Type de certification, sélectionnez Certifiées

d)      Faites votre choix à partir du menu déroulant sous Type d’activité

Je veux commencer dès maintenant. Comment puis-je obtenir des heures d’évaluation de l’exercice maintenant?

Relier l’apprentissage à l’évaluation : Le formulaire Relier l’apprentissage à l’évaluation est un exercice de réflexion autogéré et semi-structuré permettant d’obtenir jusqu’à cinq crédits certifiés Mainpro+ d’évaluation de l’exercice (cinq heures reconnues). Remplissez le formulaire pour faire un retour sur une question survenue dans le courant de votre pratique. Sur le formulaire, indiquez le nombre d’heures que vous avez consacrées à cette activité. Vous pouvez compléter autant d’exercices Relier l’apprentissage que vous voulez pendant un cycle de cinq ans.

Vous retrouverez ce formulaire dans votre profil Mainpro+ en cliquant sur « Entrer une nouvelle activité de DPC ». Choisir la catégorie « Évaluation » / « Certifiée » / puis dans le menu déroulant « Relier l’apprentissage à l’évaluation ».

Les formulaires d’évaluation de l’exercice de la FMOQ : vous pouvez enregistrer les activités inscrites au PadPc sous la rubrique « évaluation de l’exercice » dans votre profil Mainpro+ en cliquant sur « Entrer une nouvelle activité de DPC » et choisissant la catégorie « Évaluation » / « Certifiée » puis « Crédit de Catégorie 1 du Québec » dans le menu déroulant.

À qui dois-je m’adresser si j’ai une question? 

Veuillez communiquer avec le personnel du DPC au bureau national du CMFC en écrivant à mainprocredits@cfpc.ca ou en composant le 1 800 387-6197, poste 560, ou avec le Collège québécois des médecins de famille au 1 800 481-5962 dpc@cqmf.qc.ca .

13 février 2020

par Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF ProfessionSanté – L’actualité médicale

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de participer aux entrevues de résidence en médecine de famille. J’y ai rencontré de jeunes médecins intéressés, équilibrés, qui ont déjà un bagage de vie et un aperçu de la pratique médicale à travers leurs yeux d’externes dans nos hôpitaux… J’ai senti chez eux un désir de s’investir dans la relation de continuité, qui unit le médecin de famille à ses patients, relation qui est au cœur de notre belle profession.

Qu’est-ce qui fait que cet enthousiasme se transforme parfois en détresse chez les résidents et les médecins en exercice? Qu’est-ce qui explique l’explosion des problèmes de santé mentale dans toute notre société? Dans ma patientèle, je vois tellement de parents épuisés, d’enfants avec un TDAH ou un trouble de comportement, avec bien souvent l’anxiété comme trame de fond… Et si tout venait de notre mode de vie effréné?

Prendre du temps

J’ai lu récemment le livre Éloge de la lenteur de Carl Honoré, qui m’a fait réaliser notre rapport au temps dans cette recherche toujours plus grande d’efficacité. Il y a un « tempo giusto », un temps juste pour chaque chose ‒ alors que certaines situations exigent évidemment de la rapidité (on se verrait mal prendre son temps en réanimation!) ‒, le débit accéléré ne peut être maintenu continuellement au risque de s’épuiser. On dit souvent en médecine de famille que le temps est notre meilleur allié pour comprendre une pathologie.

J’ai aussi entendu parler dernièrement du concept de « Nature deficit disorder », ou comment le fait d’être coupé de la nature engendre de multiples pathologies chez les humains, de l’anxiété à l’hypertension et aux maladies cardiovasculaires. Le concept de prescription de nature a été implanté chez nos voisins américains (Parc Rx America), imités par nos collègues de la Colombie-Britannique (Healthy By Nature). Mais le concept est largement répandu au Japon ‒ les médecins prescrivent depuis les années 1980 le Shinrin-yoku, bain de forêt thérapeutique aux multiples vertus pour le corps et l’esprit!

Le fait d’avoir plus d’arbres en milieu urbain contribue grandement à réduire la pollution et les maladies pulmonaires et cardiovasculaires. Le Dr Pierre Gosselin a récemment fait circuler une lettre pour demander au gouvernement un engagement en matière de verdissement urbain. Le Dr François Reeves, cardiologue au CHUM, milite également pour cette cause et a écrit plusieurs livres à ce sujet.

Ainsi, je pense que l’un des principaux remèdes à s’accorder et à recommander à nos patients est de prendre le temps de ralentir et d’être pleinement avec nos proches, de profiter de chaque moment avec eux; nos enfants, nos amis… et nos patients. Et de faire du sport, dans la nature si possible!

Réseauter, ça fait du bien

L’autre aspect qui fait du bien, cette fois au niveau professionnel, c’est de se concentrer sur les choses constructives; faire de petits changements localement qui peuvent amener beaucoup de positif. Et, réseauter avec des gens inspirants!

Le groupe de travail sur l’innovation en médecine de famille, découlant des Symposiums sur les innovations du CQMF, travaille de concert avec l’INESSS pour voir à soutenir les innovations les plus porteuses. Entre autres bijoux présentés lors de cette deuxième édition de mai 2019 : le site web Question pour un pharmacien. Il s’agit d’une plateforme en ligne lancée en 2016 par Alexandre Chagnon, pharmacien à Granby et au CIUSSS de l’Estrie. Belle ressource pour nos patients, elle permet de réduire les consultations à l’urgence pour des problèmes fréquents et offre des réponses beaucoup plus adéquates que « Dr Google »! La plateforme informatique PrescripTIon (PrescribeIT en anglais) est également l’une des innovations présentées en mai dernier. Cette dernière favorise des communications simplifiées bidirectionnelles entre médecins et pharmaciens, directement via le dossier électronique.

Le soutien entre collègues, que ce soit en début de pratique ou lors de transitions, est également un élément de notre bien-être comme soignant. L’accompagnement offert par le programme de mentorat du CQMF peut ainsi aider nos membres à s’épanouir personnellement et professionnellement. Aussi, bien s’organiser en début de pratique est le thème de l’événement CQMF du 12 juin 2020 : l’objectif de la journée est d’offrir un soutien pour naviguer avec assurance entre les aspects administratifs, interprofessionnels, éthiques, médicolégaux, de gestion du temps et du personnel, qui pimentent parfois un peu trop le quotidien! Les inscriptions sont maintenant ouvertes, ne tardez pas, les places sont limitées!

Et vous, qu’est-ce qui vous fait du bien? Qu’est-ce qui vous ressource, vous permet de garder l’équilibre et le sourire au fil de vos semaines chargées?

27 septembre 2019

par Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF ProfessionSanté – L’actualité médicale

Dre Caroline Laberge, présidente du CQMF

C’est avec enthousiasme que je vous adresse ces quelques mots en tant que nouvelle présidente du Collège québécois des médecins de famille (CQMF). Je suis à la fois heureuse et fière de prendre les rênes d’un CQMF dont la mission est d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. En effet, des médecins de famille engagés œuvrent de concert avec les autres spécialistes et professionnels de la santé en vue d’optimiser les soins et réfléchir, ensemble, à leur pertinence. Notre conseil d’administration a travaillé fort au cours des derniers mois pour peaufiner le plan stratégique des prochaines années, afin de bien refléter les enjeux qui nous sont chers.

Dans le contexte actuel d’explosion de possibilités diagnostiques et thérapeutiques, le concept de « médecine à valeur ajoutée » me tient particulièrement à cœur. Parmi les interventions que nous faisons, lesquelles améliorent réellement la santé ou le bien-être de nos patients? La campagne Choisir avec soin ouvre la porte à la discussion et à la réflexion collective, tant entre soignants qu’avec les patients. L’atelier Pour une pratique éclairée, offert par le CQMF, aide à amorcer des changements dans notre pratique : décisions partagées, déprescription, usage judicieux des examens d’imagerie, etc.

Le bien-être de nos patients passe aussi par les déterminants sociaux de la santé, tels que l’accès à de la nourriture de qualité, la pratique du sport, la qualité de l’air, des logements salubres et abordables. Il est souvent difficile comme médecins, dans nos bureaux, de s’attaquer à ces questions sociétales plus larges. Comment plaider auprès de nos communautés et des gouvernements, comment s’impliquer sans avoir l’impression de donner un coup d’épée dans l’eau? Le fait d’unir nos voix à celles qui s’élèvent déjà, notamment pour demander des engagements en matière d’environnement, est à la portée de toutes et tous. Soyez à l’affût des propositions concrètes que formulera notre groupe de travail sur les causes sociales et environnementales au cours des prochains mois!

Je saisirai également l’occasion de vous entretenir au sujet du Symposium sur les innovations du CQMF qui nous aura permis de découvrir, une fois de plus cette année, de multiples façons d’utiliser la technologie pour améliorer les soins aux patients.

C’est avec entrain que je vois poindre les prochaines années, et j’ai bien hâte de faire votre connaissance à l’occasion de l’un ou l’autre événement du CQMF!

31 juillet 2019

RÉDACTION – L’Hebdo du St-Maurice

DISTINCTION. La Dre Diane Robert, du GMF-U de Shawinigan, est médecin de famille enseignante depuis de nombreuses années. Elle a été honorée du prix Mentor de l’année, tout nouveau prix décerné par le Collège québécois des médecins de famille (CQMF).

Dre Robert est reconnue par ses pairs comme un modèle pour sa sagesse, son dévouement sans borne, son humanisme et ses judicieux conseils.

Cette médecin est une ressource importante pour le programme de résidence en médecine de famille de l’Université de Montréal et le Campus de l’Université de Montréal en Mauricie. Elle a développé, en 2009, un programme de mentorat pour les externes du Campus de l’Université de Montréal en Mauricie. Le but du programme a été de leur offrir un soutien dans la transition, atténuer les chocs de valeurs, le curriculum caché et la gestion de situations cliniques difficiles auxquelles ils sont souvent confrontés. Elle a aussi contribué à la formation de dizaines de mentors pour actualiser ce programme qui, depuis ses prémices, est un franc succès.

2 juillet 2019

PAUL GABOURY – Collaboration spéciale, Le Droit

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Cette semaine, Dre Magali Bigras, reconnue pour son engagement et sa contribution en enseignement de la médecine de famille.

Sa bonne humeur est contagieuse, et elle est douée d’un sens de l’organisation à toute épreuve.  

Elle a su mener à bien l’augmentation progressive du nombre de médecins résidents à Gatineau, tout en s’assurant d’avoir les effectifs médicaux et les espaces nécessaires pour les accueillir.

Elle n’épargne aucun effort ni moyen pour améliorer continuellement la qualité de la formation des résidents. Elle incarne aussi un modèle de disponibilité et d’écoute.

Autant de témoignages marqués par le respect et l’admiration ont été recueillis par le Collège québécois des médecins de famille pour reconnaître l’engagement et la contribution de la Dre Magali Bigras qui vient de remporter le Prix d’excellence 2019 pour sa contribution à l’enseignement de la médecine de famille.

«C’est tout un honneur que de recevoir ce prix d’excellence. Je ne fais pas tout ce travail pour avoir des hommages comme celui-là. Mais j’apprécie que mes efforts pour l’enseignement aux résidents soient reconnus», a souligné la Dre Bigras lors d’une entrevue.

Diplômée de l’Université de Sherbrooke, la Dre Bigras, âgée de 32 ans, est native de l’Abitibi. 

Elle a terminé sa résidence en médecine de famille à l’Université McGill en 2011 et a commencé cette année-là à travailler au Groupe de médecine familiale-universitaire (GMF-U) de Gatineau.

Elle s’est aussi intéressée rapidement à l’enseignement et est devenue responsable de la médecine basée sur les données probantes et de l’organisation des demi-journées académiques des résidents. 

En 2012-2013, elle a quitté brièvement la région et poursuivi son enseignement à Campbellton au Nouveau-Brunswick, avec les résidents de l’Université de Sherbrooke en stage dans ce milieu.

À son retour à Gatineau en 2013, elle a assumé des responsabilités liées à la recherche clinique et au développement de l’informatisation du dossier patient.

Elle est ensuite devenue directrice à l’éducation par intérim du GMF-U de Gatineau en 2015 et a été nommée officiellement à ce poste en 2017. 

Elle s’occupe de la direction académique d’un groupe de 35 résidents en médecine. 

Elle travaille aussi à l’hôpital de Gatineau.

«Ma semaine de travail varie généralement entre 80 et 90 heures. Je m’occupe de 1000 patients et j’ai aussi mon poste à temps plein de directrice de l’enseignement et je travaille aussi à l’hôpital de Gatineau», confie la médecin de famille.

Pourquoi alors avoir ajouté l’enseignement aux résidents à sa lourde tâche ?

«D’emblée, l’enseignement fait partie du bagage reçu lorsqu’on étudie la médecine. Nous sommes en quelque sorte enseignants auprès des patients. Comme médecin enseignant, ce que je trouve intéressant, c’est d’être en contact avec la relève, de parler d’innovation. On revit notre passion avec les résidents, en voyant le positif et le nouveau. C’est très motivant. Et dans mon cas, je pense que j’ai une facilité pour vulgariser l’information, pour l’adapter à leurs besoins. Comme enseignant, on diagnostique nos apprenants.»

La Dre Bigras admet que son agenda est très chargé, et tient à souligner qu’elle réussit avec l’appui de son conjoint.

Son enseignement se fait la plupart du temps à Gatineau, mais nécessite des déplacements fréquents à l’Université McGill à Montréal, où sa tâche prévoit aussi qu’elle doit consacrer du temps à la recherche. 

Elle s’affaire également aux préparatifs en prévision de l’ouverture du nouveau campus de médecine en Outaouais qui doit ouvrir en août 2020 à Gatineau, un projet de collaboration entre l’Université McGill et le CISSSO.

Malgré le rythme effréné, la Dre Bigras s’estime chanceuse d’avoir pu terminer sa résidence à l’âge de 24 ans, ce qui lui a permis de cumuler plusieurs expériences qui lui permettent maintenant malgré son jeune âge d’appuyer les résidents dans leurs études postdoctorales. 

«Je suis très chanceuse. Je trouve aussi que c’est très valorisant».

19 juin 2019

NATHALIE VALLERANT – Le Médecin du Québec

Le Collège québécois des médecins de famille a décerné à la Dre Louise Champagne le prix Médecin de famille de l’année.

Des patients font dix heures de route pour la consulter. Ses collègues lui demandent conseil pour des situations délicates. Appréciée pour son écoute, son jugement et sa rigueur, la Dre Louise Champagne a été désignée Médecin de famille de l’année 2019 par le Collège québécois des médecins de famille.

« Louise met la barre haute en ce qui concerne la qualité des soins, et elle est d’un professionnalisme exemplaire, souligne la Dre Luce Pélissier-Simard, collègue de la Dre Louise Champagne au GMF-U Charles-Le Moyne, à Saint-Lambert. Elle a un respect profond des personnes. Il y a encore des patients de Sept-Îles qui viennent la voir sur la Rive-Sud de Montréal ! Et plusieurs infirmières veulent se faire suivre par elle. Cela en dit long sur la qualité de sa pratique. »

La Dre Champagne a travaillé sept ans comme infirmière avant de faire ses études en médecine. Quand on lui demande pourquoi elle a choisi la médecine familiale, elle est intarissable. « J’aime toucher à tout, soigner des gens de la naissance jusqu’à la fin de la vie, accompagner des familles. J’ai parmi mes patients trois générations d’une même famille ! J’aime aussi être une chef d’orchestre pour mes patients en m’assurant que tous leurs problèmes de santé sont pris en charge. »

Pour elle, le rôle du médecin est de guérir parfois, de soulager souvent et d’écouter toujours. « Ce n’est pas moi qui ai inventé cette formule, mais elle me parle beaucoup. L’aspect le plus important de mon travail, c’est d’écouter. Je n’arrive pas à voir mes patients en dix minutes et je n’y arriverai jamais. Être écouté, ça fait partie du processus de guérison. Cela fait du bien aux patients. »

La Dre Champagne a exercé douze ans au Centre hospitalier régional de Sept-Îles, tout en pratiquant dans un cabinet. Son travail était des plus variés : hospitalisation, urgence, psychiatrie, soins intensifs, suivi de grossesse, gériatrie, soins palliatifs, etc.

En 2004, la médecin de famille quitte la Côte-Nord pour le sud. Elle se joint alors aux équipes de l’Hôpital Charles-Le Moyne et du GMF-U Charles-Le Moyne. Elle exerce toujours dans cette unité d’enseignement, qu’elle a d’ailleurs dirigée de 2009 à 2017. Depuis deux ans, elle est également directrice adjointe du Programme de médecine de famille et de médecine d’urgence de l’Université de Sherbrooke.

À son arrivée dans le milieu universi­taire, la clinicienne s’est découvert une passion pour la pédagogie et elle multiplie depuis les engagements. Elle donne notamment des cours aux résidents, agit comme médecin expert pour le Collège des médecins du Québec et préside le Comité de rédaction scientifique du Médecin du Québec.

De meilleurs soins pour les aînés

Le leadership de la Dre Champagne est au service du bien-être collectif, selon ses collègues du GMF-U Charles-Le Moyne qui ont posé sa candidature au prix du Collège québécois des médecins de famille. Ces dernières années, elle s’est beaucoup investie dans l’organisation des soins aux personnes âgées, en participant entre autres à la création des unités de formation clinique interprofessionnelles universitaires (UFCI-U) en soins à domicile et en CHSLD.

Ces unités permettent d’améliorer la formation des soins aux personnes âgées dans tous les programmes de la santé et des sciences psychosociales. « Le pharmacien, par exemple, va enseigner aux stagiaires en pharmacie, mais aussi aux résidents en médecine familiale, aux ergothérapeutes, aux infirmières praticiennes spécialisées et autres futurs professionnels de la santé, explique la médecin de famille de l’année. Et tous apprendront à travailler ensemble. » Différentes unités devraient voir le jour dans le réseau de l’Université de Sherbrooke d’ici quelques mois.

Celle qui compte parmi les rares médecins de famille à faire des visites à domicile enseigne également cette pratique aux résidents. « C’est un privilège d’entrer dans l’intimité des patients. Les soins à domicile doivent cependant être faits en équipe. Le travail interprofessionnel rend les soins à domicile et en CHSLD plus attrayants. » 

Montréal, 4 juin 2019 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) annonce l’intronisation de sa nouvelle présidente, la Dre Caroline Laberge, qui a eu lieu officiellement le 31 mai dernier, à Montréal. Le mandat de la présidence est d’une durée de deux (2) ans.

Dre Caroline Laberge, en quelques mots

La Dre Caroline Laberge est médecin enseignante au GMF-U Laurier à Québec. Elle exerce la médecine de famille depuis 2005. Sa pratique inclut la prise en charge en GMF-U, les soins obstétricaux et périnataux, l’enseignement et la gestion. Elle a été directrice du GMF-U Laurier de 2015 à 2019.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission de soutenir les médecins de famille dans les meilleures pratiques cliniques et organisationnelles. Il regroupe plus de 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

24 avril 2019

par Frédéric Turgeon, M.D., CCMF, FCMF  Première ligne

« Je serai toujours infiniment reconnaissant envers ces personnes pour tous les enseignements et les perles de sagesse qu’elles ont su m’apporter, bien souvent à leur insu, au fil du temps. »

Au nom de vos futurs collègues, je tiens à souhaiter la plus chaleureuse des bienvenues dans la famille aux centaines d’étudiantes et étudiants qui ont récemment fait le choix de la médecine de famille comme spécialité et qui viennent de recevoir la confirmation de leur place en résidence.

C’est 92 % des postes de résidence en médecine de famille qui ont été pourvus dès le premier tour du CaRMS 2019! 

Et, constat des plus agréables de l’évolution soutenue de la demande pour cette spécialité au cours des 10 dernières années ‒ malgré quelques soubresauts encore pas si loin derrière nous dus à un contexte politique défavorable qui semble, espérons-le, s’éloigner de plus en plus dans le rétroviseur ‒, alors que l’offre de places disponibles pour la médecine de famille est passée progressivement de 346 à 500 places, soit dorénavant 55 % de tous les postes offerts en résidence au Québec.  

Pour certaines et certains d’entre vous, ce choix de carrière était déjà ancré en vous dès votre entrée à l’université, alors que pour d’autres, il s’est précisé en cours de route, au fur et à mesure de votre exposition aux diverses spécialités et possiblement en ayant eu la chance de côtoyer des médecins de famille inspirants, passionnés et dévoués. Pour la plupart d’entre vous, par contre,  la découverte de la pleine richesse et de tout le potentiel que recèle cette profession ne se révélera qu’au fil des années de cette carrière que je vous souhaite longue et fructueuse.

Je me souviens encore de ce patient

Les premiers contacts étant toujours très importants dans nos vies, je me souviens encore de ce patient qui s’était présenté à l’urgence d’Amos, durant mon stage en région au cours de ma résidence (il y a presque trente ans de cela), avec des malaises thoraciques qui se sont finalement révélés n’être secondaires qu’à du reflux gastro-oesophagien.

Lorsque j’ai décidé, quelques mois plus tard de m’installer là-bas pour y débuter ma pratique ‒ impact positif et gagnant des merveilleux modèles de rôle que j’y avais fréquentés! ‒, l’un des premiers patients que j’ai reçus au bureau fut justement cet homme. Il s’agissait d’un colosse, encore dans la force de l’âge, bien que d’âge mûr. Au fil des ans, j’ai appris à connaître sous toutes ses facettes ce fils de bâtisseurs de l’Abitibi et petit-fils de l’un de ses premiers « colons », comme on appelle encore aujourd’hui les premières et premiers Franco-Québécois à avoir cherché à trouver dans ce coin de pays un monde meilleur pour y faire grandir leurs enfants. Je me souviens de cette fierté dans ses yeux qu’il traduisait toujours en prenant plaisir à me broyer la main lorsqu’il me saluait à la fin de nos rencontres.

Durant un quart de siècle, je l’ai accompagné, conseillé et soigné pour diverses conditions médicales, des plus bénignes aux plus menaçantes, tant au bureau qu’à l’hôpital, même lorsque l’on comprit que cette jambe enflée qu’il présentait était due à la compression de son retour veineux par un amas ganglionnaire qui se révélât être d’origine lymphomateuse…

Les dernières années de sa vie nous forcèrent à réfléchir ensemble à l’adaptation de ses projets de vie, de ses attentes et de ses espoirs à sa condition médicale qui devint chronique et de plus en plus complexe, explorant toujours plus profondément les questions de qualité versus quantité de vie et y trouvant des réponses qui, bien entendu, évoluèrent dans le temps…

Les dernières paroles qu’il m’a dites l’ont été lors d’une visite que je faisais à son domicile, alors qu’il était désormais en fin de vie. Après avoir évoqué le souvenir de notre première rencontre à l’urgence, au moment où je n’étais encore que ce jeune résident si peu expérimenté, il me regarda en souriant et me dit : « En tout cas, on peut dire qu’on en a fait du chemin ensemble… Merci, mon ami, d’avoir été là avec moi… »

Si j’ai encore d’affectueuses pensées envers lui, vous devinez que j’en ai aussi envers des dizaines d’autres personnes que j’ai accompagnées au cours des diverses étapes de leur vie. Personnes que j’ai sans doute pu aider lorsqu’elles en avaient besoin, mais qui m’ont également, elles-mêmes, beaucoup apporté sur le plan humain. J’ai continuellement travaillé à améliorer mes compétences comme clinicien, et tout cela s’est fait en avançant aussi sur le chemin de ma propre vie. Je serai toujours infiniment reconnaissant envers ces personnes pour tous les enseignements et les perles de sagesse qu’elles ont su m’apporter, bien souvent à leur insu, au fil du temps.

Le plus beau métier du monde

Cette richesse de la dimension longitudinale des relations que l’on tisse avec nos patientes et patients en tant que médecin de famille, on a beau la dire, tenter de la décrire, elle ne révèle toute sa valeur qu’avec le temps. Et ça, c’est l’un des nombreux cadeaux que vous offrira la profession que vous avez choisie. L’un de ses nombreux secrets, encore parfois trop bien cachés, que vous découvrirez tant au cours de votre résidence que durant vos années de pratique.

Soyez sensibles à ces richesses et n’hésitez pas à les faire connaître autour de vous. Vous deviendrez ainsi à votre tour de merveilleux ambassadeurs et ambassadrices de notre profession et, je l’espère, pour tous ceux et celles qui vous suivront, de nécessaires modèles de rôle pour ce qui est à mes yeux encore aujourd’hui le plus beau métier du monde…

16 avril 2019

par Frédéric Turgeon, M.D., CCMF, FCMF  ProfessionSanté – L’actualité médicale

Quel avenir peut-on souhaiter pour la médecine de famille? À quels lendemains aspirer en matière d’organisation des soins de santé au Québec? Peut-on trouver un lien entre ces deux questions? Je crois bien que oui…

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) tenait, en novembre dernier, son Forum des leaders sur la valorisation de la médecine de famille. Exercice qui a été alimenté par la présence dynamique et enthousiaste de plusieurs acteurs clés qui gravitent autour de notre discipline au Québec. Parmi les messages les plus forts qui ont été retenus à l’issue de cette journée, je veux aborder celui du travail de collaboration, qui est non seulement nécessaire entre les médecins de famille et les autres spécialistes et professionnels de la santé, mais qui, lorsqu’il est optimal, s’avère extrêmement riche de sens auprès de nos patientes et patients.

Pour une plus grande cohérence

Dans cette quête sans cesse croissante d’une plus grande cohérence dans l’organisation de nos soins et services de santé, il apparaît des plus logiques de continuer à bonifier ce vaisseau amiral des soins de première ligne que constitue notre modèle des groupes de médecine de famille (GMF), par la présence accrue en ses murs (tant physiques que virtuels) davantage de nos collègues des autres professions reconnues en santé. En effet, comme suggéré dans la nouvelle mouture des recommandations fort bien documentées de la version 2019 du Centre de médecine de famille du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), il serait souhaitable à l’avenir de bien évaluer les besoins de nos collectivités respectives afin de déterminer les collaborations professionnelles qui seront les plus à même d’apporter une valeur ajoutée dans l’offre de services actuelle des GMF. Ce document riche en idées constructives nous confirme qu’en « fournissant aux patients une gamme complète de services qui répondent le mieux possible à leurs besoins, il est possible d’offrir un meilleur accès, une plus grande satisfaction pour les patients et les prestataires de soins, et une meilleure efficacité des ressources en offrant des soins en équipe ».

Le succès remporté par l’initiative de certains GMF qui invitent, par exemple, un psychiatre répondant à venir y rencontrer certains de leurs patients et à discuter avec les équipes locales des cas complexes afin d’optimiser leurs plans de traitement et de prise en charge est certes de bon augure et encourage à continuer à explorer cette voie prometteuse. Et, dans le contexte du déploiement toujours plus efficace des technologies de l’information, cette collaboration accrue entre professionnels n’aura pas, bien entendu, à se dérouler nécessairement dans les lieux physiques de la clinique du médecin de famille.

Pour une révision du cadre de gestion des GMF

À quand donc la prochaine révision du cadre de gestion de nos GMF pouvant nous permettre d’avancer avec plus de confiance dans ces sentiers qui demandent encore à être battus… ensemble? Si nous parvenions ainsi à éviter, par exemple, les silos vides de sens qui existent étonnamment en Ontario, en ce 21e siècle, entre certaines cliniques médicales et cliniques d’infirmières praticiennes, nous réussirions à franchir un autre pas important vers un peu plus de cohérence pour notre société!

« Les médecins de famille étant le moteur de la cohésion et de la continuité dans le système de santé » ‒ voir le Profil professionnel en médecine de famille du CMFC ‒, l’intérêt de poursuivre plus avant le développement de nos GMF se voit également reflété par cet autre message tiré de notre Forum de novembre dernier et qui traite de la relation du médecin de famille avec son patient : « À travers les différents épisodes de soins, peu importe la condition ou le problème rencontrés, la plus grande constante qui demeure pour la personne soignée, c’est son ou sa médecin de famille. »

La possibilité est là, à nos portes, de jouer ce rôle de leader, de ciment et de grand intégrateur du système de santé. Saisissons-la. Tout cela se fera au bénéfice premier de nos patientes et patients. Puis du système de santé dans son ensemble. Et, ultimement, de notre profession elle-même. Cela deviendrait le moteur le plus important pour l’attractivité future de la médecine de famille auprès de notre jeune relève. Car, soyons assurés que désormais, tout ce que l’on fera, toute la cohérence ou l’incohérence de nos gestes et de nos orientations futures seront scrutés à la loupe par cette jeunesse diablement allumée et intéressée plus que tout à s’impliquer dans un monde qui ait du sens…

Je suis membre parce que ...

 Je reçois le soutien nécessaire pour devenir un meilleur médecin, jour après jour 

Marie-Claude Moore, M.D., CCMF

 Les membres de cette grande famille me ressourcent et m’inspirent! 

Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

 Le CQMF me permet de développer un soutien concret aux jeunes médecins du Québec 

Dominique Deschênes, M.D., CCMF, FCMF

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